Les étudiants internationaux en France ont remporté la victoire du tribunal sur le projet d’augmentation des frais de scolarité

Les étudiants internationaux arrivant en France ont reçu un coup de fouet juridique avec une décision contre une hausse prévue des frais de scolarité.
Le Conseil constitutionnel français a déclaré vendredi que le libre accès à l’enseignement supérieur public était un droit constitutionnel en France.

La décision semble porter un coup dur aux intentions du gouvernement français d’augmenter considérablement les frais de scolarité de toute personne étrangère à l’UE qui fréquente une université en France.

À l’heure actuelle, les étudiants étrangers originaires de l’UE (y compris bien sûr du Royaume-Uni après le Brexit) paient les mêmes frais de scolarité que les étudiants français: 170 euros par an pour un baccalauréat et 243 euros pour un master.

Les frais de scolarité peu élevés ont, au fil des années, fait de la France un endroit attrayant pour les étudiants étrangers, en particulier aux États-Unis, où les frais de scolarité atteignent régulièrement des dizaines de milliers de dollars.

Au cours de l’année universitaire 2017/18, 340 000 étudiants étrangers sont venus en France pour étudier, ce qui en fait la principale destination non anglophone des étudiants étrangers.

Mais le gouvernement français veut augmenter les droits d’inscription des étudiants étrangers à 2 770 euros pour un baccalauréat et 3 770 euros pour un master, une nouvelle mesure entrée en vigueur officiellement le mois dernier, bien que de nombreuses universités françaises ne l’aient pas encore mise en œuvre.

Des étudiants et des responsables de l’éducation se sont montrés furieux face à cette décision. Un groupe d’étudiants et d’associations professionnelles a porté l’affaire devant le Conseil constitutionnel, la plus haute instance judiciaire française qui statue en matière constitutionnelle.

Cependant, bien que la décision soit une victoire pour le groupe d’étudiants, il reste encore des questions en suspens, notamment une mise en garde dans la décision de la cour selon laquelle des frais « modestes » peuvent toujours être perçus.

Les patrons des universités françaises, qui ont en général été contre les hausses proposées, exigent maintenant du gouvernement plus de clarté sur la signification de cette décision.

Jules Laurent

Jules Laurent a étudié la finance en Amérique avant de commencer sa carrière en tant que cambiste à temps plein. En tant que membre fondateur de ce site Web, Jules s’est engagé à fournir la meilleure analyse financière possible. Jules est obsédé par l’analyse technique. Il aime étudier les modèles de graphiques et fournir des analyses.